
4 – TENIR UN BON CONCEPT DE SERIE
Comment l’équation magique peut nous aider à trouver un bon concept de série.

En résumé, outre un bon point de départ et une arène riche pour une série qui se renouvelle, la clef est de démultiplier les éléments de l’équation magique et de trouver un NEED à votre héros qui ne se résolve pas avant longtemps.
Les éléments de l’équation magique restent valables, mais nous vous proposons une nouvelle visualisation de l’équation magique adaptée à la série, qui met plus en valeur le besoin inconscient du personnage et son rôle.

A a besoin de B et B’. Il a conscience de vouloir B, mais pas de vouloir B’. C l’empêche d’obtenir B, et D le met en mouvement. Quand la situation sera résolue, B sera résolu mais pas B’.
La lecture de traités de psychologie peut vous aider à trouver des besoins humains crédibles pour des projets de série.
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Conseil d’exercice pour aider vos stagiaires : si vos stagiaires ont choisi de développer une histoire en récit, mettez-les à l’épreuve sur leur choix du format. Appelons-le « Test des 5 lendemains » :
Le principe : demandez-leur d’écrire leur pitch en une phrase, puis de forcer leur histoire à se prolonger cinq fois, en imaginant à chaque fois : « et après, qu’est-ce qui se passe ? » sans jamais répéter le même type de conflit, en gardant les mêmes personnages et le même monde.
Comment le faire appliquer :
- Ils écrivent leur pitch de départ en une ligne.
- Ils notent ce qui se passe juste après, la suite logique et nécessaire.
- Ils recommencent quatre fois, en essayant d’imaginer un nouvel enjeu à chaque étape, toujours ancré dans la même arène et porté par les mêmes désirs profonds des personnages.
Comment les aider à lire le résultat :
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- S’ils sèchent après 1 ou 2 étapes, que la suite semble artificielle ou redondante, leur histoire est un court métrage. Elle repose sur une situation ou une image forte, pas sur un développement.
- S’ils trouvent une progression naturelle qui monte crescendo vers un climax net, mais qu’il devient difficile de prolonger au-delà sans tout casser, c’est un long métrage. Leur trajectoire a un début, un milieu, une fin.
- Si chaque étape appelle presque spontanément la suivante, et qu’ils pourraient continuer bien au-delà de cinq sans s’épuiser, ils tiennent un format sériel. L’arène et les personnages génèrent d’eux-mêmes du récit.