
2 – POINT SUR LE MARCHE DE L’AUDIOVISUEL FRANCAIS
En ce qui concerne le marché audiovisuel français, le format de la série reste le format central de la fiction française, que ce soit sur les chaines hertziennes (TF1, les chaines de France TV, Canal+, Arte et M6) ou sur les plateformes, aussi appelées « streamers » (Netflix, Prime Video, Disney, Apple TV ou encore HBO Max). Les genres dominants restent :
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- le polar / thriller (toujours moteur industriel), avec des exemples notoires comme HPI sur TF1, Alex Hugo sur France 2, BRI sur Canal+
- le drame social contemporain, comme Sambre sur France 2,
- les séries quotidiennes, diffusées tous les jours, un mélange de quotidienneté et d’arches narratives plus événementielles, comme Demain nous appartient,
- Les séries en costumes, plus rares car plus chères, sont très appréciées par le public mais demandent un type de financement très complexe, comme L’été 36.
Les productions françaises sont de plus en plus conçues avec une logique de vente internationale (Europe + plateformes globales), donc avec des thématiques universelles (crime, justice, corruption, famille, trauma). Cela favorise les récits plus “codés” et structurés, parfois au détriment de propositions très locales ou expérimentales.
NB : on observe une double économie esthétique : d’un côté, des œuvres grand public (comédies, franchises, adaptations, polars efficaces), de l’autre, une fiction plus d’« auteur », souvent soutenue par le service public ou Arte.
Les adaptations restent très centrales : romans, faits divers, affaires judiciaires, remakes étranges ; en s’appuyant sur des histoires déjà validées culturellement et médiatiquement par le public, on réduit le risque narratif et financier.

… C’est un peu la même logique en animation française : le marché de l’animation en France est très important (environ 20 à 25 nouvelles séries par an !) et une très écrasante majorité de séries fabriquées en France sont des programmes destinés au public jeunesse, qu’il soit « pre-school » (avant 4 ans), « kids » (6 / 10 ans) ou « tween » (10/13 ans). L’animation pour un public post-adolescent et adulte est plus rare et on la retrouve souvent dans le long métrage d’animation (par exemple, Le Sommet des Dieux, Jim Queen) ou sur les plateformes (Vermin sur Canal+ , Last Man sur France 4 ou les Groos sur la plateforme d’ARTE)
